MESSES GREGORIENNES

L'année 2019-2020 :

dans la Chapelle de la Vierge de l’église Saint Eustache

(146 rue Rambuteau 75001 Paris) à 18h :

Vendredis de l’Avent : les 6, 13 et 20 décembre, lien ici

Vendredis du Carême : les 6, 13, 20, 27 mars et 3 avril, lien ici

dans la Chapelle de la Vierge de l’église Saint Roch

(296 Rue Saint Honoré 75001 Paris 75001 Paris) à 18h30 :

Vendredi 18 septembre 2020

« L'homme cherche. Confusément, obscurément, il cherche Dieu. Partout. En art, comme ailleurs. Faisons entendre enfin de la musique « vraie », de la musique sacrée, qui soit d'abord et avant tout un acte de foi.

(…) Le plain-chant, langue musicale officielle de L'Eglise, est certainement la plus vivante, la plus originale, la plus joyeusement libre des œuvres religieuses.

(…) Il y a place encore. Le plain-chant lui-même n'a pas tout dit. »

 

 (Texte extrait de Olivier Messiaen, Technique de mon langage musical (1942 édité en 1944).

Le chant grégorien dans la Chapelle de la Vierge

Pour cette nouvelle année liturgique, les moments d’intense prière, l’Avent et le Carême, seront renforcés par le chant grégorien, « le chant propre  de l’Eglise romaine » dit Vatican II, le chant sacré d’une ancienne tradition musicale occidentale, riche et toujours vivante.

 

Le chant grégorien est né comme une prière, pour servir et embellir la liturgie, pour la commenter, l’accentuer, pour la rendre plus « accessible ».

 

La beauté du chant grégorien est très différente de la beauté des compositions chorales plus tardives. Souvent on l’accuse d’être trop sobre, trop monotone… On ne qualifie jamais les auteurs grégoriens de « grands mélodistes » comme on le fait de Mozart ou de Schubert. Mais il s’agit ici d’une autre notion de la beauté.

 

On peut comparer le chant grégorien à une icône qui ne sert pas à satisfaire nos exigences esthétiques, qui ne reflète pas nos passions humaines, mais qui est une sorte de « fenêtre », de « guide » vers un autre monde divin, vers lequel nos esprits s’élèvent et duquel nous recevons les dons spirituels.

Le chant grégorien vient d’un travail d’élaboration, d’un travail presque artisanal.

Sa ligne mélodique est longue, sans fin, insaisissable, impossible à mémoriser. Et au fur et à mesure de son développement, elle nous charme, nous envoute et provoque en nous une grande émotion.

 

Cette ligne mélodique, extrêmement importante, est, en même temps, inimaginable sans son texte biblique. En vérité elle n’est, elle-même, que la façon de lire ce texte.

Et notre but de chanteur est d’exprimer ici ce que l’auteur médiéval a mis dedans.

 

Cet auteur était toujours anonyme : son nom, son visage, se cachait derrière la fonction de ce chant : servir la liturgie.

Il en est de même pour les chantres : le chant grégorien est le chant monodique, le chant d’unisson. Tous les chantres chantent la même mélodie : il n’y a donc pas de place pour les ambitions de chacun, ni pour leur égo. Toutes les voix doivent s’unir en une seule : celle qui naît au-dessus de nos têtes, de nos visages, et dont le timbre sera enrichi et embelli par le spectre de couleurs de chacune des voix de chantres.

 

Olga Roudakova

© 2020 par Lux Cantus.

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